Quelque soit le lieu où tu Loges ..
Ta Destinée te rattrapera ..
Tu n'en réchapperas pas .
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" Il t'est impossible de dire quel jour nous sommes, quel mois, ni si la nuit est tombée, si le jour s'est levé ...
Depuis que ton père t'a retrouvé tu vis dans cette demeure souterraine, seul, coupé du monde, coupé de cette vie à laquelle tu tenais tant ...
Tu ne sais pas quel est ce jour qui changera ta vie, ni comment s'appelle cette créature devant toi, quelle était sa vie avant qu'ils ne la choisissent, quel est son âge ... Tu ne sais rien et finalement tout ça te soulage, tu essaies tant bien que mal de te dire que ce n'est que de la chair, que seul le goût de sa peau compte et que rien ne dois t'empêcher de la tuer ... Rien.
Mais pourtant, n'ayant pas réussi à retenir aussi longtemps que tu l'aurais voulu cette part d'humanité, tu ne peux réprimer l'envie de lui parler, de savoir qui elle est, si dans une autre vie vous auriez pu vous rencontrer, vous apprécier.
Tu ne peux contenir le désir, ce désir qui monte en toi ... Celui de la protéger et d'essayer de la sauver, car finalement ce n'est qu'une innocente, une personne qui ne demande qu'à vivre; qui espère un imminent réveil lui annonçant que tout ça n'était qu'un terrible cauchemar.
Alors tu baisses la tête, tu te remémores mécaniquement le son de sa voix et tu ne peux qu'avoir de la compassion pour cette fille... La première d'une longue série !
- Je suis désolé. Chuchotes-tu
Désolé ? Bien sur que tu l'es ... Bien sur que tu n'as jamais voulu tout ça, bien sur que tu n'es qu'un pion manipulé par ton père, par cette fatalité à laquelle tu ne peux échapper. Bien sur que tu voudrais mourir à sa place, ressentir ce qu'elle ressentira bientôt. Bien sur ... Car au fond tu le sais bien
Ael ... Tu n'es pas comme eux.
Tu te retournes et regardes les deux gardes postés de chaque côté de la porte, tu vois leur sourire, leurs yeux qui pétillent, l'envie qu'ils ont de voir ce spectacle, de te voir enfin changer, devenir un des leurs.
Ton père est entre eux, il te regarde avec insistance, ne se doute pas de tout ce qui se passe dans ta tête, de cette envie de tout quitter, de partir à nouveau, seul ... Il ne se doute pas que tu ne désires pas répandre le mal, que tu ne veux pas d'une vie comme la sienne, enfermé dans les fin fonds des
Ténèbres.
- Laissez nous.
Leurs yeux s'écarquillent, les sourires se figent pour laisser place à une moue d'incompréhension, les gardes se tortillent sur place attendant que ton père riposte, contre-attaque...
Ils ne bougent pas, seul ton père s'est avancé près de toi. Avant tu le trouvais bel homme, il avait de sublime cheveux couleur de jais, une peau bronzé chaque jour de l'année, des yeux noirs si envoûtant que ta mère n'avait pu résister. Un homme dont tu aurais aimé ressembler... Avant.
Aujourd'hui des rides ont pris possession de son visage, le brun de ses cheveux a laissé place à un blanc, un blanc te rappelant la couleur de la neige. Il arbore une longue tunique noire, pour cette cérémonie si particulière et essaye tant bien que mal de se tenir droit malgré le poids des années qu'endure son dos. Il te sourit d'un sourire franc et plein d'espoir.. Comment le détester ? Comment lui en vouloir ?
- Père ... Murmures - tu.
- Laissons le ... Dit-il toujours en te fixant .
Les gardes s'exécutent et quittent la pièce, ton père quant à lui reste un instant devant toi, puis disparaît dans le noir du couloir que tu avais emprunté quelques minutes auparavant ...
Tu reposes ton regard sur cette innocente qui s'est entre temps levée... Ton regard se porte sur ses longues jambes nues, sur sa peau si parfaite, sur ses courbes avantageuses, et tu te surprends à imaginer lui ôter le peu de tissu qu'il lui reste.. Tu te surprends à t'imaginer l'aimer, la toucher, l'embrasser...
- Comment t'appelles- tu ?
Ce n'est pas la première fois que tu entends cette voix, la rythmique mélodieuse qui sort de cette bouche si pulpeuse; mais rien n'y fait, sa voix te désarme, ses questions te bouleversent ...
Comment peut- elle avoir envie de connaître celui qui va mettre un terme à sa vie ? Comment arrive-t-elle à parler alors que sa fin est proche ?
- Cela t'intéresse t-il vraiment ?
- Oui ... J'ai toujours cru à la vie après la mort, je veux donc me souvenir du nom de la créature qui m'a ôté la vie!
- Ael ...
- Alors qu'attends-tu Ael ... Vas y je suis toute à toi !
Elle ouvre grand les bras, elle s'avance de plus en plus, jusqu'à coller son torse au tien.. Sa désinvolture t'impressionne. Tu ne comprends pas comment une fille aussi fragile peut avoir autant d'assurance.
- Tu sais que si je le voulais je pourrais broyer chacun de tes os ?
- J'en ai conscience. A quoi bon essayer de lutter ? Telle était ma destiné.
Cette phrase te transperce, elle te déstabilise, te fait perdre pied, encore une fois, une de plus ...
Tu ne sais quoi dire, quoi faire car au fond elle a résumé ta vie, ton monde ... Cette phrase te résume toi
Ael. Fils de celui qui n'aurait jamais du voir le jour ... Ta vue se brouille et inlassablement tu repenses à cette vie que tu chérissais tant, à toutes les choses simples de celle-ci auxquelles tu as renoncées. Tu imagines sa vie, celle de cette innocente et tu donnerais tout pour être à sa place, rien qu'une journée, rien qu'une seconde... Une simple seconde de répit !
- Qui es tu Ael ?
Sa voix brise encore une fois le silence, que vous aviez instauré inconsciemment depuis plusieurs minutes, une sorte de conversation sans mots, juste avec le regard, un moment où malgré toi tu tombes le masque, où sans le vouloir elle te comprend, commence à découvrir qui tu es . Une conversation juste avec les yeux, sans mots superflus, sans excuses, sans pardon ... Juste une parfaite communion, entre deux êtres si différents, mais d'une étonnante similarité.
Tu ne réponds pas à sa question, tu la fixes espérant qu'elle comprenne que toi même tu ne sais pas qui est ce jeune homme devant elle, qu'elle comprenne que tu n'es qu'une carapace charnelle, dépourvu de sentiment, ne sachant pas vraiment pourquoi ni comment ce tas d'os et de chair s'est retrouvé ici, devant elle prêt à tuer...
Tu la regardes toujours aussi intensément ... Par où commencer ?
Par son c½ur qui bat de plus en plus vite au rythme de tes jambes qui s'avancent vers elle ... Toujours plus près, toujours plus vite.
Par ses bras si appétissant ? Par ses jambes ?
Tu te demandes par où commencer afin de ne pas la faire souffrir, comment l'achever d'une mort sans douleur, sans cris, sans larmes ...
- Finissons en ...
Le ton de ta voix se fait dur cette fois, tu fais en sorte que le peu d'humanité qu'il te reste retourne dans cette petite boîte au fond d'un c½ur qui ne bat plus, au fond d'un esprit qui ne comprend plus ...
Au fond de toi...
Ael !
Elle ne cherche pas à se défendre, elle n'essaye pas de te supplier, aucune larme ne coule, elle te regarde avec insistance, avec dédain... Elle te méprise tu le sais et tu ne peux pas lui en vouloir.
Toi aussi tu hais la personne que tu es... Toi aussi tu voudrais mourir avec elle. Toi aussi...
Tu la prends dans tes bras et tu sens ce corps si chaud contre toi ... Impossible de contenir l'envie de déchiqueter ce corps, de goûter à sa chair si chaude, à son c½ur ... Tu ne peux pas résister
Ael... Et tu le sais... Tu es né pour être malsain ... Tel est ton
Destin !
Tes lèvres rentrent en contact avec sa peau, cela fait tellement longtemps qu'une femme n'avait pas été aussi près de toi... Tellement longtemps que tu n'avais pas ressenti cette envie de tuer, tellement longtemps que tu attends ça ... Malgré toi !
Tes bras l'encerclent, ta bouche rencontre son cou, ses épaules, ses bras, son visage ...
Tu deviens animal et tu ne peux empêcher ses cris de rage; le noir de tes yeux se renforce et plus aucune émotion ne transparaît ... Tu n'es plus toi.
Tu recules pour la contempler encore une fois, elle pleure, sans bruit, sans secousse... Elle pleure.
Et puis vient l'instant ou l'attente devient trop insupportable, l'instant ou tu ne contrôles plus rien, ni cette force si bien enfouie, ni cette envie de chair si bien dissimulée ...
Tes bras se resserrent, ton pouls s'accélère, tes lèvres s'entrouvrent pour laisser place à une rangé de dents blanches ...
Et vient ce bruit ... Celui que tu redoutais, le bruit strident de ses os cédant à ta force, le bruit des ses côtes brisées .... Et son cri, bien plus fort et plus frustrant que tu aurais pu l'imaginer.
Ton corps n'est plus tien, ta raison a laissé place à l'animosité... Son cri amplifie ton envie de destruction, ton envie de plus ...
Tes dents deviennent des lames lacérant le grain de sa peau, rencontrant ses muscles, ses veines, son sang ... Tu déchiquettes son torse, brise sa cage thoracique, goûte chaque infime partie de ses muscles, et te rafraîchies avec la chaleur de son sang...
Ta bouche extermine le peut de chair constituant ce corps dont elle était reine, tu désires plus, encore et toujours ... Tu n'es pas rassasié. Tu le sens. Tu le sais !
Puis vient le moment que les autres adulent, la cerise sur ce gâteau de chair, le summum ... Ce pour quoi il t'est obligé de tuer... Le pilier central d'un corps, cette chose, ce muscle qui nous fais vivre ... Le c½ur. Ce c½ur... Le sien.
Tu en humes les effluves, tu l'observes un moment tel une chose inconnue, tu le touches, contemples ses derniers battements... Tu refrènes ton envie, tu contrôles tes ardeurs, ton animosité; pour que la fin n'en soit que plus bonne. Pour que ce mets pour lequel tu ôtes la vie à une innocente n'en soit que plus goûteux ...
Comment expliquer ce que tu ressens, les sensations que te procure la chair fraîche, le goût qu'elle dépose sur ton palais ? Comment comparer l'incomparable ? Comment donner une définition du plaisir que tu vis alors que ce n'est pour toi qu'un premier repas ?
Tel un voyage tu te sens transporter, revivre... Comme si ton c½ur cristallisé reprenait vie, comme si tes griffes disparaissaient, comme si tes dents aiguisées n'avaient pas crée ce carnage ...
L'impression que ce corps n'est plus tien, comme si l'incontrôlable t'enchantait, comme si ne plus rien maîtriser te plaisait. Au dessus de tout, ton animosité prend possession de ce corps souillé de sang, d'un avenir noir, despotique et bien plus ténébreux que tu ne peux l'imaginer.
Une première page se tourne
Ael ... Il n'est plus question de revenir en arrière.
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Bonjour ... Un nouveau chapitre, et encore une fois une nouvelle peur ...
J'ai le souffle coupé, des tremblements apparaissent, ma vue ce brouille; tout ça parce que j'ai peur, tout ça parce que je me demande encore une fois si cela vous a plu ? Si je vous es transportées ? Si tout simplement vous avez aimé ... Tout ça parce que j'ai du mal à realiser tout les magnifiques commentaires que je reçois chaque jours, tout ça parce que je suis ronger par un énorme manque de confiance en moi, un putain de manque qui me gache la vie, qui m'empèche de vivre correctement, de faire de ma passion un instant de bonheur .
Tout ça parce que j'ai tout simplement peur de vous décevoir, vous chère inconnues qui rythmez ma vie et illuminez mes journées . J'ai tellement peur ... Si vous saviez ...
Il m'es impossible d'oser vous demandez si vous avez aimé, ce qui vous à dérangez ... A chaque fois je m'éfforce de vous faire part de mes ressentis aussi intime soient-ils, à vous de le faire ou non ...
Que vous demandez de plus ? Vous me faites déjà l'honneur de me lire ... N'y a t-il pas de plus beau cadeau pour un auteur que d'être lu ?
Sur ce, passez de bonnes fêtes, goinfrez vous de colorants et de conservateurs sans oublier les chocolats et surtout éclatez vous le 31 .
Joyeuses Fêtes !
Encore une fois Merci et n'oubliez pas ... Je vous Aime, Chère Inconnues !
( L )Encore un Enorme Merci à
Toi Gourdasse xD' .
_______________( L )
M* . Encore une fois apeurée .