__________________________________ ******E-S-P-O-I-R--S-A-T-A-N-I-Q-U-E** ___________________________________



Chapitre six en ligne


________________________________
_________________________________________



Espoir Satanique sort des tréfonds de mon existence, elle n'est dictée que par la noirceur des abîmes dans lesquels je loge, ce n'est que le reflet de cette personnalité si bien gardée . . . Il ne ressort de ces mots, de ces phrases assemblées, aussi difficilement fut-elles, qu'une terrible envie d'extérioriser un je ne sais quoi qui me ronge . Ael est un bout de nous tous, un point noir sur la photo de notre vie, une poussière sur le meuble que nous sommes, une petite choses aussi futile soit-elle, mais bel & bien présente. Ael n'est autre que la noirceur que nous nous efforçons de dissimuler sous une gentillesse presque écoeurante .
Espoir Satanique, fut rédigée pour ces personnes qui se haïssent, pour ces individus qui ne voient qu'en eux révulsion et déception, pour ces êtres qui essayent tant bien que mal d'exceller dans l'art de la remise en question .
Sachez seulement qu'il n'y a qu'un pas entre ce monde parraissant si rationnel & L'Enfer.
Et j'ai sauté le pas !



_________________________________________
________________________________



A n n u a i r e s


Pour me noter - Merci à elles :




________________________________
_________________________________________





M*.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 08:07

Modifié le lundi 12 octobre 2009 11:33

__________________________________ ******P]-R]-E]-V]-E]-N]-U]-E]-S]** ___________________________________

Si vous désirez être prévenues veuillez mettre un commentaire sur cet article.


Je me permets de rappeler que j'aime les commentaires constructifs & non ceux du genre " J'adore . Vite la suite " ...
Ceux - là ne me font pas avancer & ne m'aident en rien à m'améliorer ...
Je n'ai rien contre les critiques, j'ai la prétention de croire qu'un avis bon ou mauvais soit-il, ne peut que me faire avancer ...
Merci & Bonne lecture M* .


# Posté le dimanche 07 décembre 2008 08:15

Modifié le lundi 12 octobre 2009 11:30

__________________________________ ******P-R-O-L-O-G-U-E** ___________________________________

 __________________________________  ******P-R-O-L-O-G-U-E** ___________________________________


Tout est perdu d'avance Ael ... Tout .
________________________________
_________________________________________





" Tout n'est que noirceur et abîme despotique. Tout n'est qu'une éternelle routine où contre ton gré tu défends les principes instaurés, où sentant ce poids qui t'oblige à courber l'échine, tu abdiques et entreprends ce long combat...
Armes en mains tu répands de ton sang, la haine et le désordre. Tu rechignes à cette nouvelle tache qu'il t'est incombée mais tu t'obstines et te forces à n'en voir que les bons côtés. Tu laisses tes ancêtres t'insuffler les règles, tu t'habitues au noir, à ces ténèbres devenues demeure. Tu oublies la peur qui t'époumonait auparavant, tu laisses la rage s'infiltrer en toi et exterminer le peu d'humanité qu'il te reste ...
Ne lutte pas ... Laisse le mal se propager dans ton sang, contaminer chacun de tes organes, anesthésier ton coeur de tout sentiment ... Laisse ce venin te rendre invincible, transformer le bleu de tes yeux en un noir aussi sombre que les profondeurs dans lesquels tu loges ... Ne lutte pas - Oh non.
Ta destinée est déjà toute tracée, tu ne peux y échapper ...



Photo *

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 08:25

Modifié le mardi 28 juillet 2009 17:57

__________________________________ ******C-H-A-P-I-T-R-E--U-N** ___________________________________

 __________________________________  ******C-H-A-P-I-T-R-E--U-N** ___________________________________

Tu joues avec le feu.
Mais attention Ael ... Même une âme aussi perfide que la tienne,
peut brûler vive.


________________________________
_________________________________________




" C'est la première fois, le premier saut dans le vide ... Tu ne sais pas à quoi t'attendre, ni ce que va te procurer ce moment. Tu redoutes tes propres instincts, tes propres envies ... Tu espères ne pas en vouloir plus, ne désirer que le minimum vital.
La nuit t'est familière désormais, tu n'appréhendes plus le noir, ni cette odeur qui t'insupportait auparavant. Cet odeur de sang & de chair fraîche déchiquetée par tes congénères.
Tu te demandes souvent d'où vient cette espèce qu'est la tienne . Comment une telle chose peut exister dans un monde que tu voyais rationnel ? Ce que tu deviendras plus tard ? Devras-tu reprendre le flambeau d'une vie, d'un règne dont tu ne cautionnes aucune règle ?
Ce que deviendra ce jeune homme que tu es, si sa destinée ne sera vouée qu'aux ténèbres & au désarroi ...
Ce qui te reste d'humanité te supplie de ne pas céder, de décider de ton avenir, de ne pas laisser l'être qui est derrière la porte dicter ta conduite. Ton Père ... Tu inspires & expires autant de fois qu'il te faut pour évacuer le stress & ces idées complètement idiotes qui te trottent dans la tête depuis plus d'une semaine.
Tu penses à ton père, à celui qui t'a élevé du mieux qu'il a pu après la mort de ta mère, tu penses à lui, à son visage si jovial depuis que tu lui as dit oui. Tu penses à ce que cette cérémonie pourra t'apporter, à cette force qui coulera bientôt dans tes veines, à ce que tu pourras faire. Tout t'appartiendra & tu ne peux que t'en réjouir.
Tu l'as toujours désiré - il faut l'avouer - tu as toujours aimé diriger, commander & avoir ce que les autres n'ont pas . Mais Ô grand jamais tu n'aurais pensé en arriver la ... Devoir ôter la vie d'une innocente & goûter à son c½ur encore chaud, pourtant l'heure approche à grand pas & tu sens cette excitation s'insinuer en toi, tu fermes les yeux pour calmer ce désir, mais tu l'imagines, seule, déboussolée, en pleurs & un rictus se forme sur ton visage d'ange. Tu l'imagines te supplier, te demander de la laisser partir ou de la garder en otage, qu'elle sera tienne si tu le désires ...
Le malheur des autres t'est devenu aussi vital que l'oxygène, tu te sens renaître quand la tristesse rode autour de toi, tu sens ton pouls s'accélérer, des gouttes de sueur perlent sur ton front & le bleu de tes yeux disparaît pour laisser place à ce noir si envoûtant.


C'est maintenant l'heure, ce moment fatidique, celui qui changera ta vie pour le restant de tes jours ...
Ton père te prends la main & te sourit; n'attendait-il que ça ? S'est-il marié avec ta mère juste pour ça ? Ne voulait-il qu'un descendant ?! Un jeune homme capable de le seconder & de lui succéder lorsqu'il en déciderait ainsi ?!
Des images de ta douce & paisible enfance défilent devant tes yeux pendant que tu traverses ce long couloir t'amenant à l'imminente fin ... La fin de toi ... Ael. Jeune homme de dix huit ans ... La fin de cet humain que tu es ... Celui que tu croyais être.
Tu repenses à ta mère, à ces nuits de pluie où transi de peur tu te faufilais dans le lit parental, à ces réveillons passés en famille, ces bonhommes de neige fabriqués avec ce père aimant qui n'est plus qu'un inconnu maintenant, à tous ces instants où tu imaginais aller à la fac, faire de longues études, te marier, fonder une famille. Tous ces instants où tu te voyais vieillir heureux, comme ces parents que tu croyais connaître...
Et puis tu repenses à ce jour, celui ou tu as changé, ce matin d'automne, le jour de ton dixième anniversaire ... Ce jour qui à chamboulé ta vie, ce jour qui a marqué d'un fer rouge ton anéantissement, ton abdication.
Ce jour où celle que tu chérissais bien plus qu'il ne le fallait, celle qui te choyait... Elle. Ta mère ...
Tu repenses à la flaque de sang, à l'envie que tu as eue ... Celle de tout détruire, de te venger, de découvrir qui aurait bien pu tuer cette femme sans histoire ...
La haine grimpe en toi ... Le rouge te monte au joues ... Les tremblements commencent ...
Avant tu ne savais pas te contrôler, céder à tes pulsions était pour toi la meilleure des solutions...
Maintenant après de longs mois seul, perdu, ne sachant ce qu'est ce mal qui te ronge, tu sais te maîtriser, tu connais chaque recoin de cette enveloppe charnelle. Tu te connais & tu en fais une force !


Impossible de faire demi tour, te voilà devant la porte, devant cet autel ou l'énième sacrifice se déroulera. Te voilà face à ton destin. Face à ton côté obscur que tu ne voulais connaître. Tu es encerclé par ce qu'on peut appeler la garde rapprochée de ton père, tu n'as aucune issue, aucun passage ou tu pourrais, profitant de la négligence d'un des démons, te défiler ...
Ne cherches pas à fuir Ael, non ne cherche pas à fuir ... Les Ténèbres te rattraperont quoi que tu fasse, ou que tu sois.
Un des gardes ouvre la porte ... Tu fermes les yeux & les rouvres après une longue expiration, une supplication... Une de plus
Tu la vois. Elle. Une inconnue. Assise par terre, la tête enfouie dans ses genoux ...
Tes pieds font un pas, puis deux, sans que ta tête n'ait cautionné ces gestes.
Tu la regardes, explores les courbes de son corps ... Ses cheveux sont en bataille mais leur couleur auburn te fascine, sa peau est pâle, elle porte une robe noire, déchirée de part & d'autre... Tu ne distingues pas son visage, puisqu'elle n'a pas daigné te regarder depuis ton arrivée. Tu sens son c½ur battre la chamade, ses poils sont en érection, elle grelotte, elle a peur. Tu le sais. Tu le sens & ça t'excite ! Toujours sans en avoir décidé tu t'avances... Doucement... Tellement doucement, que lorsque tu poses une main sur son genoux elle sursaute.
Elle lève la tête d'elle même & plonge dans les profondeurs de tes yeux. Toi tu la dévisages, ses yeux sont d'un vert qui t'électrise, des larmes coulent le long de ses joues rosies par le froid, sa bouche entrouverte révèle la fragrance de son haleine exquise, sa peau a une odeur sucré, ses lèvres sont pulpeuses & d'un rouge sensuel... . Tu t'obstines à te contrôler, à retarder ce qui devra, en fin de compte, arriver... Tu la désires. Tu la veux ... Elle te semble si pure, si frêle. Une vraie Tentation


- Ce sera donc toi mon meurtrier ?! Demande-t-elle d'un ton acerbe qui te désarme.



____________________________________________________________________________________



Bonsoir . Un nouveau monde . Une nouvelle peur . Une nouvelle histoire . Une nouveau voyage en compagnie de ses personnes que je chéri bien plus que je ne l'aurais imaginer . Vous chère Lectrices . Celles qui me suivent, m'aident, me rendent souriante de part vos mots, vos sublimes mots .
Encore une fois, je ne sais quoi dire sur ce début, je ne serais pas vous dire pourquoi j'ai commencé cette histoire, ni comment elle m'est venue en tête; seulement qu'écrire est vital, un exutoire me permettant l'oubli, un moment où je ne pense plus à rien, où le monde qui m'envirronne ne m'insupporte plus ... Ecrire pour avancer .
Pour ne pas baisser les bras & abdiquer . Ecrire pour Vivre ... Simplement vivre !
Alors me voilà ici, attendant encore une fois vos impressions, croisant les doigts pour ne mettre pas complètement votrée . Et pour peut être enfin transporter certaines d'entres vous dans ce monde utopique qui est le mien ...
Encore une fois Merci à vous toutes . Celles qui ont eu le courage de me suivre les yeux fermés vers une nouvelle destination . Merci à celles qui m'apportent soutien & réconfort ! Je vous aimes ( L )



Merci à toi Gourdasse pour les fautes .
_______________( L )


. Photo de Moi .
Modèle Une Amie
Soyez gentilles de ne pas la prendre pour vos Skyblogs Merci !





M* . Si peu confiante .

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 14:31

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 07:24

__________________________________ ******C-H-A-P-I-T-R-E--D-E-U-X** ___________________________________

 __________________________________  ******C-H-A-P-I-T-R-E--D-E-U-X** ___________________________________


Quelque soit le lieu où tu Loges ..
Ta Destinée te rattrapera ..
Tu n'en réchapperas pas .


________________________________
_________________________________________



" Il t'est impossible de dire quel jour nous sommes, quel mois, ni si la nuit est tombée, si le jour s'est levé ...
Depuis que ton père t'a retrouvé tu vis dans cette demeure souterraine, seul, coupé du monde, coupé de cette vie à laquelle tu tenais tant ...
Tu ne sais pas quel est ce jour qui changera ta vie, ni comment s'appelle cette créature devant toi, quelle était sa vie avant qu'ils ne la choisissent, quel est son âge ... Tu ne sais rien et finalement tout ça te soulage, tu essaies tant bien que mal de te dire que ce n'est que de la chair, que seul le goût de sa peau compte et que rien ne dois t'empêcher de la tuer ... Rien.
Mais pourtant, n'ayant pas réussi à retenir aussi longtemps que tu l'aurais voulu cette part d'humanité, tu ne peux réprimer l'envie de lui parler, de savoir qui elle est, si dans une autre vie vous auriez pu vous rencontrer, vous apprécier.
Tu ne peux contenir le désir, ce désir qui monte en toi ... Celui de la protéger et d'essayer de la sauver, car finalement ce n'est qu'une innocente, une personne qui ne demande qu'à vivre; qui espère un imminent réveil lui annonçant que tout ça n'était qu'un terrible cauchemar.
Alors tu baisses la tête, tu te remémores mécaniquement le son de sa voix et tu ne peux qu'avoir de la compassion pour cette fille... La première d'une longue série !


- Je suis désolé. Chuchotes-tu


Désolé ? Bien sur que tu l'es ... Bien sur que tu n'as jamais voulu tout ça, bien sur que tu n'es qu'un pion manipulé par ton père, par cette fatalité à laquelle tu ne peux échapper. Bien sur que tu voudrais mourir à sa place, ressentir ce qu'elle ressentira bientôt. Bien sur ... Car au fond tu le sais bien Ael ... Tu n'es pas comme eux.
Tu te retournes et regardes les deux gardes postés de chaque côté de la porte, tu vois leur sourire, leurs yeux qui pétillent, l'envie qu'ils ont de voir ce spectacle, de te voir enfin changer, devenir un des leurs.
Ton père est entre eux, il te regarde avec insistance, ne se doute pas de tout ce qui se passe dans ta tête, de cette envie de tout quitter, de partir à nouveau, seul ... Il ne se doute pas que tu ne désires pas répandre le mal, que tu ne veux pas d'une vie comme la sienne, enfermé dans les fin fonds des Ténèbres.


- Laissez nous.


Leurs yeux s'écarquillent, les sourires se figent pour laisser place à une moue d'incompréhension, les gardes se tortillent sur place attendant que ton père riposte, contre-attaque...
Ils ne bougent pas, seul ton père s'est avancé près de toi. Avant tu le trouvais bel homme, il avait de sublime cheveux couleur de jais, une peau bronzé chaque jour de l'année, des yeux noirs si envoûtant que ta mère n'avait pu résister. Un homme dont tu aurais aimé ressembler... Avant.
Aujourd'hui des rides ont pris possession de son visage, le brun de ses cheveux a laissé place à un blanc, un blanc te rappelant la couleur de la neige. Il arbore une longue tunique noire, pour cette cérémonie si particulière et essaye tant bien que mal de se tenir droit malgré le poids des années qu'endure son dos. Il te sourit d'un sourire franc et plein d'espoir.. Comment le détester ? Comment lui en vouloir ?


- Père ... Murmures - tu.
- Laissons le ... Dit-il toujours en te fixant .


Les gardes s'exécutent et quittent la pièce, ton père quant à lui reste un instant devant toi, puis disparaît dans le noir du couloir que tu avais emprunté quelques minutes auparavant ...


Tu reposes ton regard sur cette innocente qui s'est entre temps levée... Ton regard se porte sur ses longues jambes nues, sur sa peau si parfaite, sur ses courbes avantageuses, et tu te surprends à imaginer lui ôter le peu de tissu qu'il lui reste.. Tu te surprends à t'imaginer l'aimer, la toucher, l'embrasser...


- Comment t'appelles- tu ?


Ce n'est pas la première fois que tu entends cette voix, la rythmique mélodieuse qui sort de cette bouche si pulpeuse; mais rien n'y fait, sa voix te désarme, ses questions te bouleversent ...
Comment peut- elle avoir envie de connaître celui qui va mettre un terme à sa vie ? Comment arrive-t-elle à parler alors que sa fin est proche ?


- Cela t'intéresse t-il vraiment ?
- Oui ... J'ai toujours cru à la vie après la mort, je veux donc me souvenir du nom de la créature qui m'a ôté la vie!
- Ael ...
- Alors qu'attends-tu Ael ... Vas y je suis toute à toi !

Elle ouvre grand les bras, elle s'avance de plus en plus, jusqu'à coller son torse au tien.. Sa désinvolture t'impressionne. Tu ne comprends pas comment une fille aussi fragile peut avoir autant d'assurance.



- Tu sais que si je le voulais je pourrais broyer chacun de tes os ?
- J'en ai conscience. A quoi bon essayer de lutter ? Telle était ma destiné.


Cette phrase te transperce, elle te déstabilise, te fait perdre pied, encore une fois, une de plus ...
Tu ne sais quoi dire, quoi faire car au fond elle a résumé ta vie, ton monde ... Cette phrase te résume toi Ael. Fils de celui qui n'aurait jamais du voir le jour ... Ta vue se brouille et inlassablement tu repenses à cette vie que tu chérissais tant, à toutes les choses simples de celle-ci auxquelles tu as renoncées. Tu imagines sa vie, celle de cette innocente et tu donnerais tout pour être à sa place, rien qu'une journée, rien qu'une seconde... Une simple seconde de répit !



- Qui es tu Ael ?


Sa voix brise encore une fois le silence, que vous aviez instauré inconsciemment depuis plusieurs minutes, une sorte de conversation sans mots, juste avec le regard, un moment où malgré toi tu tombes le masque, où sans le vouloir elle te comprend, commence à découvrir qui tu es . Une conversation juste avec les yeux, sans mots superflus, sans excuses, sans pardon ... Juste une parfaite communion, entre deux êtres si différents, mais d'une étonnante similarité.
Tu ne réponds pas à sa question, tu la fixes espérant qu'elle comprenne que toi même tu ne sais pas qui est ce jeune homme devant elle, qu'elle comprenne que tu n'es qu'une carapace charnelle, dépourvu de sentiment, ne sachant pas vraiment pourquoi ni comment ce tas d'os et de chair s'est retrouvé ici, devant elle prêt à tuer...
Tu la regardes toujours aussi intensément ... Par où commencer ?
Par son c½ur qui bat de plus en plus vite au rythme de tes jambes qui s'avancent vers elle ... Toujours plus près, toujours plus vite.
Par ses bras si appétissant ? Par ses jambes ?
Tu te demandes par où commencer afin de ne pas la faire souffrir, comment l'achever d'une mort sans douleur, sans cris, sans larmes ...


- Finissons en ...


Le ton de ta voix se fait dur cette fois, tu fais en sorte que le peu d'humanité qu'il te reste retourne dans cette petite boîte au fond d'un c½ur qui ne bat plus, au fond d'un esprit qui ne comprend plus ...
Au fond de toi... Ael !
Elle ne cherche pas à se défendre, elle n'essaye pas de te supplier, aucune larme ne coule, elle te regarde avec insistance, avec dédain... Elle te méprise tu le sais et tu ne peux pas lui en vouloir.
Toi aussi tu hais la personne que tu es... Toi aussi tu voudrais mourir avec elle. Toi aussi...
Tu la prends dans tes bras et tu sens ce corps si chaud contre toi ... Impossible de contenir l'envie de déchiqueter ce corps, de goûter à sa chair si chaude, à son c½ur ... Tu ne peux pas résister Ael... Et tu le sais... Tu es né pour être malsain ... Tel est ton Destin !


Tes lèvres rentrent en contact avec sa peau, cela fait tellement longtemps qu'une femme n'avait pas été aussi près de toi... Tellement longtemps que tu n'avais pas ressenti cette envie de tuer, tellement longtemps que tu attends ça ... Malgré toi !
Tes bras l'encerclent, ta bouche rencontre son cou, ses épaules, ses bras, son visage ...
Tu deviens animal et tu ne peux empêcher ses cris de rage; le noir de tes yeux se renforce et plus aucune émotion ne transparaît ... Tu n'es plus toi.
Tu recules pour la contempler encore une fois, elle pleure, sans bruit, sans secousse... Elle pleure.
Et puis vient l'instant ou l'attente devient trop insupportable, l'instant ou tu ne contrôles plus rien, ni cette force si bien enfouie, ni cette envie de chair si bien dissimulée ...
Tes bras se resserrent, ton pouls s'accélère, tes lèvres s'entrouvrent pour laisser place à une rangé de dents blanches ...
Et vient ce bruit ... Celui que tu redoutais, le bruit strident de ses os cédant à ta force, le bruit des ses côtes brisées .... Et son cri, bien plus fort et plus frustrant que tu aurais pu l'imaginer.
Ton corps n'est plus tien, ta raison a laissé place à l'animosité... Son cri amplifie ton envie de destruction, ton envie de plus ...
Tes dents deviennent des lames lacérant le grain de sa peau, rencontrant ses muscles, ses veines, son sang ... Tu déchiquettes son torse, brise sa cage thoracique, goûte chaque infime partie de ses muscles, et te rafraîchies avec la chaleur de son sang...
Ta bouche extermine le peut de chair constituant ce corps dont elle était reine, tu désires plus, encore et toujours ... Tu n'es pas rassasié. Tu le sens. Tu le sais !
Puis vient le moment que les autres adulent, la cerise sur ce gâteau de chair, le summum ... Ce pour quoi il t'est obligé de tuer... Le pilier central d'un corps, cette chose, ce muscle qui nous fais vivre ... Le c½ur. Ce c½ur... Le sien.
Tu en humes les effluves, tu l'observes un moment tel une chose inconnue, tu le touches, contemples ses derniers battements... Tu refrènes ton envie, tu contrôles tes ardeurs, ton animosité; pour que la fin n'en soit que plus bonne. Pour que ce mets pour lequel tu ôtes la vie à une innocente n'en soit que plus goûteux ...

Comment expliquer ce que tu ressens, les sensations que te procure la chair fraîche, le goût qu'elle dépose sur ton palais ? Comment comparer l'incomparable ? Comment donner une définition du plaisir que tu vis alors que ce n'est pour toi qu'un premier repas ?


Tel un voyage tu te sens transporter, revivre... Comme si ton c½ur cristallisé reprenait vie, comme si tes griffes disparaissaient, comme si tes dents aiguisées n'avaient pas crée ce carnage ...
L'impression que ce corps n'est plus tien, comme si l'incontrôlable t'enchantait, comme si ne plus rien maîtriser te plaisait. Au dessus de tout, ton animosité prend possession de ce corps souillé de sang, d'un avenir noir, despotique et bien plus ténébreux que tu ne peux l'imaginer.
Une première page se tourne Ael ... Il n'est plus question de revenir en arrière.



____________________________________________________________________________________



Bonjour ... Un nouveau chapitre, et encore une fois une nouvelle peur ...
J'ai le souffle coupé, des tremblements apparaissent, ma vue ce brouille; tout ça parce que j'ai peur, tout ça parce que je me demande encore une fois si cela vous a plu ? Si je vous es transportées ? Si tout simplement vous avez aimé ... Tout ça parce que j'ai du mal à realiser tout les magnifiques commentaires que je reçois chaque jours, tout ça parce que je suis ronger par un énorme manque de confiance en moi, un putain de manque qui me gache la vie, qui m'empèche de vivre correctement, de faire de ma passion un instant de bonheur .
Tout ça parce que j'ai tout simplement peur de vous décevoir, vous chère inconnues qui rythmez ma vie et illuminez mes journées . J'ai tellement peur ... Si vous saviez ...
Il m'es impossible d'oser vous demandez si vous avez aimé, ce qui vous à dérangez ... A chaque fois je m'éfforce de vous faire part de mes ressentis aussi intime soient-ils, à vous de le faire ou non ...
Que vous demandez de plus ? Vous me faites déjà l'honneur de me lire ... N'y a t-il pas de plus beau cadeau pour un auteur que d'être lu ?
Sur ce, passez de bonnes fêtes, goinfrez vous de colorants et de conservateurs sans oublier les chocolats et surtout éclatez vous le 31 .
Joyeuses Fêtes !
Encore une fois Merci et n'oubliez pas ... Je vous Aime, Chère Inconnues ! ( L )



Encore un Enorme Merci à Toi Gourdasse xD' .
_______________( L )


Photo *






M* . Encore une fois apeurée .

# Posté le lundi 22 décembre 2008 06:32

Modifié le mardi 28 juillet 2009 18:01